Revue Tsingy
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Le « Parti Démocratique Malgache »
Denis Alexandre LAHINIRIKO
TSINGY 3
Mars 2006

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le M.D.R.M. n'est pas le seul parti qui se réclame du nationalisme. Ainsi, le P.D.M. revendique également le qualificatif « nationaliste » dans la mesure où il est aussi partisan de l'autodétermination de Madagascar. C'est la modalité et la forme de cette indépendance qui distinguent les deux partis. En effet, le M.D.R.M. passe pour être l'incarnation de la « ligne intransigeante » du nationalisme, tandis que le Parti Démocratique Malgache se place sur la « ligne modérée ». Il est évident qu'il est difficile d'ériger un mur de séparation étanche entre les deux tendances ; d'ailleurs, les critères de différenciation présentent souvent des caractéristiques communes à l'une et l'autre. Ainsi, l'analyse du P.D.M. éclairera ces notions de nationalisme « modéré » ou « intransigeant », d'autant plus qu'elle permet de comparer ce parti avec le M.D.R.M. Dans ce cas, une réflexion sur le programme, les objectifs, l'implantation et l'influence ou encore les origines du P.D.M. sont nécessaires.


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Age d'or et crise de l'enseignement français à Madagascar : Coopération et décoopération (1960 – 2000)
Jean FREMIGACCI
TSINGY 2
Septembre 2005

Pour éclairer mon propos, je voudrais en introduction préciser deux idées. La première est que la présence française outre-mer a évolué depuis un siècle suivant un rythme trentenaire. À ce que l'on peut appeler l'ancien régime colonial, des années 1890 à 1925, a succédé un régime que l'on peut qualifier de néocolonial, de la fin des années 1920 à 1960. Puis, avec les indépendances, est venue une époque nouvelle, la coopération, qui débute en 1960-1961 et que je considère comme close vers 1991-1992. Ce qui suggère que, tout comme jadis en 1945 dans la décolonisation, nous sommes entré sans trop nous en rendre compte dans la décoopération au début des années 1980, et qu'il est possible de mettre en perspective historique un âge désormais révolu.


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L'Utopie de l'Union française fracassée : Le Mouvement Républicain Populaire face à l'Insurrection malgache
Laurent DUCERF
TSINGY 3
Mars 2006

Introduction : Le MRP et l'insurrection malgache, un double oubli L'insurrection malgache de 1947 constitue un événement asymétrique. A Madagascar, elle se trouve au cœur de l'histoire nationale, malgré un cheminement complexe dans la mémoire officielle. C'est le désastre sur lequel se heurte toute référence à la période coloniale. Les querelles enflammées que suscitent les discussions entre historiens sur le bilan humain du drame prouvent, presque soixante ans après, que le martyrologe de la répression reste un livre toujours ouvert dans l'esprit des habitants de la Grande Île. Le contraste n'en est que plus grand avec les traces laissées dans la conscience nationale de la métropole d'alors. Les événements d'Algérie restent brûlants, au cœur des enjeux de mémoires, comme l'a montré l'article 4 de la loi du 23 février 2005 qui esquisse une histoire officielle. La guerre d'Indochine ne soulève plus de polémiques mais elle a une image forte, celle de la défaite de Dien Biên Phu et de ses cohortes de prisonniers. Coincée dans cette vaste guerre coloniale, l'insurrection malgache a eu bien peu de prise dans le grand récit du roman national français. Encore évoquée d'un mot dans les manuels scolaires, elle n'a rejailli que de manière épidermique à l'occasion d'un récent numéro d'un hebdomadaire à grande diffusion.


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Les pratiques et croyances funéraires malgaches(Famadihana)
Richard RANARIVONY
TSINGY 3
Mars 2006

Le retournement des morts est un rite très répandu à Madagascar. C'est une coutume qui continue à se pratiquer couramment aujourd'hui. Il a un caractère obligatoire et nécessaire pour les Merina : « les coutumes d'exhumer les membres de la famille, morts, au loin pour les introduire dans le tombeau ancestral reste indéracinable dans la société malgache des hautes terres. Même quand elle paraît extérieurement christianisée ». Dans le terme Famadihana (retournement), on a le verbe Mamadika (retourner). Etymologiquement Famadihana veut dire le « fait de retourner ». On dirait que les ancêtres sont fatigués de rester trop longtemps couchés du même côté dans leur tombe et qu'il est nécessaire de les retourner périodiquement.


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L'histoire de la Nouvelle Calédonie. Approche chronologique et enjeux contemporains
Frédéric ANGLEVIEL
TSINGY 6
Mars 2007

Quel est le moment le plus chaud de l'année ? Les voix se mêlèrent. - C'est en décembre, M'dame ! - C'est en janvier, M'dame ! - Vous vous trompez tous, mes enfants, l'été n'est ni en décembre, ni en janvier, mais va du 21 juin au 21 septembre. Les mois de juillet et d'août sont les plus chauds. Les mois de juillet… François se leva poliment et dit d'un air têtu : « Mais non, M'dame, en juillet, en août, il fait froid, papa dit que les bananes mûrissent mal à ce moment là. Le soleil est moins fort. Alors c'est l'hiver. - François, dit posément madame Bounignan… Ouvrez votre livre et lisez ! Vous trouverez ceci dans votre manuel de géographie. Quand je parle des saisons, je parle des saisons « vé-ri-ta-bles » et non du temps qu'il peut faire ici ! Décembre est le mois de la neige et juillet celui du soleil… Les enfants écoutaient charmés, emportés dans un conte de fées, se représentant ce pays merveilleux – le vrai, le seul... Et toujours, au fond d'eux-mêmes demeurait ce lourd sentiment de honte, cette humiliation de n'appartenir point à ce monde dont on parlait dans tous les livres, le vrai : le Monde, enfin ! Aucun manuel ne mentionnait jamais la saison ou l'époque de la récolte du café, des ambreuvades ou de la vanille, mais tous parlaient de la « moisson blonde ». Jean Mariotti, A bord de l'Incertaine, 1942.